Deux formats, deux usages
Le film institutionnel s'adresse à quelqu'un qui a déjà décidé de vous consacrer du temps : un partenaire en réunion, un jury, un visiteur sur votre site internet, une salle lors d'un événement. Il pose un cadre complet.
La capsule, elle, s'adresse à quelqu'un qui ne vous cherchait pas. Elle apparaît dans un fil, doit être comprise sans son et n'a que quelques secondes pour justifier qu'on s'arrête.
Ce que chaque format sait faire
Un film porte une vision, une chaîne de valeur, un métier dans sa complexité. Une capsule porte une idée, une annonce, une information pratique, un visage.
- Présenter une organisation à un partenaire : film.
- Annoncer une ouverture, un recrutement, une étape de chantier : capsule.
- Expliquer un dispositif technique : film court ou motion design.
- Occuper un calendrier éditorial sur trois mois : série de capsules.
Le piège du film unique
Beaucoup d'organisations investissent tout leur budget dans un film annuel, le diffusent deux fois, puis n'ont plus rien à publier pendant onze mois. Le contenu existe pourtant : il dort dans les rushes.
Un tournage bien préparé produit à la fois le film et la matière des capsules. Encore faut-il l'avoir décidé avant de partir, pas après le montage.
Tourner une fois, produire plusieurs formats
Concrètement, cela veut dire prévoir des plans verticaux pendant le tournage horizontal, poser deux questions supplémentaires à chaque intervenant, capter des séquences d'ambiance sans commentaire et documenter les coulisses.
Le surcoût est faible, le gain éditorial considérable : vous repartez avec un film et une réserve de publications.
Comment décider en trois questions
Où ce contenu sera-t-il vu ? Combien de temps mon public m'accorde-t-il à ce moment-là ? Qu'aura-t-il compris s'il n'en voit que les dix premières secondes ? Les réponses désignent le format sans hésitation.
Et lorsque les deux réponses sont légitimes, la bonne décision n'est pas de choisir mais d'organiser un tournage qui alimente les deux.
